samedi, 06 août 2022 17:24

En 2013, la Banque mondiale a lancé un nouvel outil financier, le Partenariat mondial pour la responsabilité sociale (GPSA[1]), et l’a doté d’un objectif ambitieux consistant à améliorer la gouvernance des pays en développement à travers la promotion de la collaboration des organisations de la société civile avec les gouvernements de ces pays. Depuis cette date, plusieurs appels à projets internationaux auprès des organisations de la société civile se sont succédé afin de leur attribuer des subventions qui concourent à les soutenir dans leurs démarches d’exigence de redevabilité sociale et de reddition des comptes.  

 

mercredi, 11 mai 2022 11:23

Deux jeunes influenceuses égyptiennes, Haneen Hossam, étudiante en archéologie à l’Université du Caire et Mawada El-Adham, ont été condamnées le 27 juillet 2020 par la chambre correctionnelle du tribunal économique du Caire à deux ans de prison et à une amende de 300 000 LE pour avoir porté atteinte aux principes et valeurs familiales de la société égyptienne. La seconde a été jugée coupable d'avoir posté des stories sur les plateformes TikTok et Instagram où elle dansait et chantait de façon jugée indécente et la première d'avoir incité des jeunes femmes à commettre des actes illicites en leur offrant dans une vidéo de gagner de l’argent en postant des vidéos sur l’application Likee. Le président de l’Université du Caire avait également annoncé l’ouverture d’une enquête contre Haneen le 20 avril 2020 pour avoir commis des actions contraires aux valeurs et traditions universitaires et a déclaré que les sanctions pourraient aller jusqu’à son renvoi de l’université.

dimanche, 07 novembre 2021 21:32
Legislation regarding rights of non-heterosexual individuals, as well as the right to define one’s own gender-identity remained for years a neglected issue in Greece. The progress realised in the last six years by the adoption of relevant laws was met differently by the representative authorities of the Christian and Muslim communities of the country, and has provoked strong reactions from the side of the established Church, the Orthodox Church of Greece.
jeudi, 03 février 2022 11:12
« Je ne pardonnerai jamais à mon pays, je ne pardonnerai jamais au Maroc…à ce jour …j’ai 39 ans…j’ai travaillé comme une esclave… je n’ai trouvé personne… j’étais brisée…seule… jetée avec mon fils...Jamais l’État n’a fait quelque chose pour moi…Moi je voulais juste un lieu pour placer mon enfant… Au lieu d’emballer une seule caisse dans mon usine… J’aurai pu en faire dix… Mais j’avais les pieds et les mains liés…L’État ne m’a pas protégée, ne m’a pas encadrée, n’a pas protégé mon enfant…Aujourd’hui il court dans les rues, il est devenu fou… J’aurais tellement voulu que Dieu me ramène à lui pour arrêter cette souffrance »[1].
lundi, 31 janvier 2022 11:21
Le droit de la famille tunisien s’est construit autour de la notion de nasab, qui ne correspond pas à la notion de filiation du droit français. Il faut tenir compte de cette donnée lorsqu’on se penche sur le statut juridique des enfants nés dans le mariage ou hors mariage. En particulier, il est intéressant d’analyser le rapport entre la preuve du nasab et l’attribution du laqab d’un point de vue juridique et anthropologique, pour s’apercevoir de la direction du changement au sein de la société tunisienne.
lundi, 08 novembre 2021 17:09
Le droit tunisien est certainement, parmi ceux des pays arabes, celui qui est le moins directement marqué par l’influence normative islamique. Dès 1956, Habib Bourguiba œuvra à l’élaboration d’un code du statut personnel et des successions interdisant la polygamie, la répudiation unilatérale de l’épouse par son mari, la contrainte matrimoniale (le ǧabr). Furent également supprimés les biens de mainmorte (ḥabūs) et leur intégration dans le domaine public (décrets du 31 mai et 18 juillet 1957), celle des juridictions religieuses musulmanes (et juives) dont les attributions furent transférées aux tribunaux ordinaires (décrets des 3 août, 25 septembre et 25 octobre 1956) et l’instauration de l’adoption, pourtant interdite par le droit musulman (loi du 4 mars 1958). Son successeur, Zine El Abidine Ben Ali, poursuivit ces réformes en instaurant en 1993 le partage de l’autorité parentale entre le père et la mère.